À retenir – Scope 3 et déchets industriels
- Les émissions Scope 3 couvrent toute la chaîne de valeur d’une entreprise y compris les déchets générés par ses opérations.
- Pour vos clients et fournisseurs, vos déchets mal gérés alourdissent leur bilan carbone.
- Choisir un prestataire de recyclage qui valorise réellement les matières réduit ces émissions de façon mesurable.
- La CSRD rend ce reporting obligatoire pour un nombre croissant d’entreprises françaises.
- Sorevo fournit les données de traçabilité et les taux de valorisation nécessaires à votre reporting.
Votre entreprise produit des ferrailles, des câbles, des plastiques industriels ou des DIB. Ces déchets partent chez un prestataire, et vous pensez avoir soldé le sujet. Pas tout à fait. Pour vos clients et vos partenaires soumis à un bilan carbone, ce que vous faites de vos déchets compte dans leurs émissions. Voilà pourquoi.
Ce que couvre le Scope 3
Le bilan carbone d’une entreprise se découpe en trois périmètres. Le Scope 1 couvre les émissions directes, ce qui sort des cheminées et des moteurs de l’entreprise elle-même. Le Scope 2 couvre l’énergie achetée. Le Scope 3, lui, ratisse large : toutes les émissions indirectes, en amont et en aval de l’activité.
Concrètement, ça inclut les achats de matières premières, le transport, l’usage des produits vendus et le traitement des déchets générés par les opérations.
Cette dernière catégorie est souvent sous-estimée. Elle représente pourtant une part réelle des émissions dans les secteurs industriels, manufacturiers et du BTP. Selon une étude de l’ADEME, il représente en moyenne entre 75% et 80% des émissions totales des entreprises françaises.
Pourquoi vos déchets pèsent dans le bilan carbone de vos clients
Le mécanisme est simple. Quand votre client calcule son Scope 3, il doit intégrer les émissions liées aux déchets issus de ses opérations y compris celles générées chez ses sous-traitants et fournisseurs de services.
Autrement dit : si vous fabriquez des pièces pour un grand groupe, vos propres déchets de production peuvent entrer dans le calcul de leur Scope 3. Et si ces déchets finissent en décharge ou sont incinérés sans valorisation, les émissions associées sont plus élevées que si les matières avaient été recyclées et réintroduites dans le circuit.
La différence n’est pas anecdotique. Recycler une tonne d’acier évite d’émettre environ 1,5 tonne de CO₂ par rapport à produire de l’acier à partir de minerai vierge. Pour l’aluminium, le gain dépasse 90 % d’énergie économisée. Ces écarts se traduisent directement dans les calculs d’émissions évitées que vos clients intègrent à leur reporting.
Ce qui change avec la CSRD
Jusqu’ici, le reporting Scope 3 était souvent volontaire ou réservé aux grandes entreprises cotées. La directive européenne CSRD change la donne progressivement.
Les entreprises de plus de 250 salariés, dépassant 40 millions d’euros de chiffre d’affaires ou 20 millions de total de bilan, entrent dans le périmètre obligatoire. Elles doivent publier des données extra-financières précises, auditables, couvrant l’ensemble de leur chaîne de valeur, dont le traitement de leurs déchets.
Pour ces entreprises, il ne suffit plus de déclarer qu’elles « confient leurs déchets à un prestataire agréé ». Il faut des données : taux de valorisation matière, nature du traitement (recyclage, réemploi, incinération avec ou sans récupération d’énergie, mise en décharge), et traçabilité documentée de chaque flux.
Ce qui veut dire que vos clients soumis à la CSRD vont vous demander ces données à vous, en tant que producteur de déchets, ou à votre prestataire de recyclage.
Ce que votre prestataire de recyclage doit vous fournir
Votre prestataire vous donne les éléments pour alimenter votre propre reporting et celui de vos clients.
Voici ce qu’on doit pouvoir vous fournir :
- Le taux de valorisation matière par flux (ferraille, aluminium, plastique, DIB…), exprimé en pourcentage
- La nature du traitement : recyclage matière, réemploi, valorisation énergétique, ou élimination
- Un bordereau de suivi des déchets (BSD) pour les flux soumis à traçabilité réglementaire
- Un document de pesée ou attestation de prise en charge
- Idéalement, une estimation des tonnes de CO₂ évitées grâce au recyclage, un indicateur de plus en plus demandé dans les rapports RSE
Comment Sorevo répond à ces exigences
Sorevo traite les déchets industriels en Île-de-France depuis plus de 30 ans. Ferrailles, métaux non-ferreux, plastiques industriels, DEEE, DIB, les flux sont identifiés, pesés, traçés et valorisés via des filières agréées.
Pour chaque client entreprise, Sorevo fournit les documents de traçabilité nécessaires au reporting RSE : attestations de prise en charge, taux de valorisation par matière, et données exploitables pour un bilan GES. L’objectif est simple : que votre gestion des déchets devienne un argument dans votre propre démarche RSE, pas un angle mort.
Les entreprises qui anticipent ces obligations ont une longueur d’avance dans leurs négociations commerciales et leurs réponses aux appels d’offres intégrant des critères RSE.
FAQ – Scope 3 et déchets industriels
Les déchets de mon entreprise entrent-ils forcément dans mon Scope 3 ?
Oui. Selon le GHG Protocol, le référentiel de comptabilisation des émissions le plus utilisé, le traitement des déchets générés par les opérations fait partie du Scope 3, catégorie 5. Cela s’applique quelle que soit la taille de l’entreprise.
Mes déchets peuvent-ils aussi entrer dans le Scope 3 de mes clients ?
C’est plus indirect, mais oui. Si vous êtes sous-traitant ou fournisseur de services pour un grand groupe, vos émissions opérationnelles peuvent entrer dans le Scope 3 amont de votre client (catégorie 1 : achats de biens et services). Cela dépend de la méthode de calcul retenue par votre client.
Recycler ses déchets réduit-il vraiment les émissions Scope 3 ?
Oui, à condition que le recyclage soit réel et documenté. Un déchet envoyé en filière de recyclage matière génère nettement moins d’émissions qu’un déchet mis en décharge ou incinéré. La différence se chiffre en CO₂ évité par tonne, et ce chiffre peut figurer dans votre reporting.
Comment savoir si je suis soumis à la CSRD ?
Les entreprises françaises de plus de 250 salariés et dépassant 40 M€ de chiffre d’affaires (ou 20 M€ de total de bilan) sont concernées, avec une entrée en vigueur progressive selon la taille. Les filiales de groupes européens déjà soumis peuvent l’être plus tôt.

