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Recyclage : la politique Zéro Importation met à mal la filière papier/carton française

Mar 11, 2020

Depuis la mise en application de la politique “Zéro Importation” en Asie, le secteur du recyclage français, et plus largement européen, connaît de fortes tensions. Alors que les centres de tri peinent à trouver des exutoires pour les matières triées, des contraintes supplémentaires viennent peser sur leur activité. Sorevo fait le point sur cette crise impactant principalement la filière du recyclage papier/carton.

 

Papier/cartons : les prix de revente s’effondrent

L’offre explose, la demande diminue

Depuis la mise en place du tri des 5 flux, les entreprises et certaines administrations ont l’obligation de trier séparément leur flux valorisable et notamment les papiers/cartons. Associé à la politique Zéro Importation de la Chine qui traitait une part non négligeable de papiers/cartons, les volumes de papiers/cartons disponibles en France ont littéralement explosés, rendant l’Europe excédentaire de plus de 8 millions de tonnes. Nos centres se trouvent alors dans une situation compliquée, celle d’une absence de débouché, les filières de traitement étant débordées. Nous avons amélioré notre politique de recyclage jusqu’à dépasser 75%, sans savoir si nous avions les usines de recyclage capacitaire en face. En termes économiques cela signifie que l’offre ne cesse de croître alors que la demande, elle, stagne, voire même diminue. Ce phénomène conjoncturel a pour conséquence immédiate de faire chuter le prix de la tonne de papiers ou de cartons.

L’exportation n’est plus rentable

Ne trouvant plus d’issue au sein de l’hexagone, une solution serait l’exportation vers les pays voisins. Cependant, les coûts de transports actuels ne rendent plus l’exportation rentable. Envoyer nos matières excédentaires en Allemagne ou en Pologne serait aussi cher que d’exporter en Chine. Malheureusement le constat est simple, pour des raisons environnementales, il est nécessaire de recycler nos papiers et cartons. Cependant, nous n’avons pas la capacité de les stocker en France et exporter serait trop coûteux. Les prix sont donc en chute libre et peu de solutions sont envisagées.

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